lundi 27 juillet 2026

Les enfants-loups - Vera Buck



Un huis-clos en plein air

Un roman, c'est avant tout une ambiance créée par l'auteur et, dans le cas présent, l'autrice sait nous offrir tout un cadre par lequel on se laisse envoûter. Nous voici donc au coeur d'une petite communauté perdue au milieu de la montagne et vivant selon les moeurs d'un autre temps dans un entre-soi à la fois perturbant et qui, à certains égards, pourrait presque faire envie quand on éprouve le besoin de s'éloigner du monde.
Mais cette communauté en apparence tranquille va très vite se révéler plus inquiétante avec, notamment, une éducation très dure faite aux enfants dans un esprit très sectaire avec une angoisse qui va peu à peu monter dans l'esprit du lecteur.
Et si l'ensemble est très bien construit, je regrette malgré tout quelques longueurs dans un esprit très contemplatif qui ont un peu noyé l'enquête elle-même.

Un thriller efficace quoique lent

Dès l'épilogue, le ton est donné : la disparition d'une jeune fille dans d'étranges circonstances et le remords de l'ami qui l'accompagnait. Peu original, certes, mais toujours efficace dans le genre du thriller.
Des années plus tard, Rebekka, une adolescente de la communauté disparaît à son tour. L'amie de la première disparue, devenue journaliste stagiaire, va se lancer dans l'enquête dans l'idée de découvrir, dans le même temps, ce qui est arrivé 10 ans plus tôt.
Dans le même temps, l'institutrice du village en contrebas va tenter de pénétrer la communauté des hauteurs et c'est peu à peu que le lecteur va découvrir les secrets de ce groupe jusqu'à la révélation finale.
L'enquête avance peu à peu, peut-être un peu trop lentement à mon goût d'ailleurs mais sait nous réserver son lot de surprises notamment grâce à la multitude de points de vues.

Un roman chorale 

Car c'est bien le genre du roman chorale qui fait toute la force de ce roman avec une multitude de points de vues qui permet de comprendre un peu plus chaque personne qui, de l'extérieur, peuvent chacun nous paraître bien étrange.
Ainsi, l'autrice nous entraîne avec ses personnages dans leurs modes de vie et de pensée avec des scènes particulièrement intenses qui savent très bien transmettre l'angoisse et la peur mais aussi des réflexions individuelles comme celle de la petite Edith qui se révèle être le jour et la nuit entre ce qu'elle paraît être et ce qu'elle est vraiment.
C'est aussi le fait du roman chorale qui donne peu à peu au lecteur des indices sur ce que l'enquête ne peut pas savoir et entre autre sur la situation de Rebekka.
Mais sans doute la chorale aurait pu perdurer jusqu'au terme du roman qui, à mon sens, se termine un peu en queue de poisson et manque de développement face à roman où tout est très développé.


Un thriller efficace dans les grands espaces montagnards où l’enquête est secondaire face à un roman chorale où prévaut la vie d’une communauté sectaire qui se laisse pas de marbre.

vendredi 17 juillet 2026

La ballade du petit Joseph - Joseph Farnel


 

Un témoignage "vrai"

Il est très régulier que je lise des romans ou témoignages ayant trait à la seconde guerre mondiale mais j'avoue que, celui-ci me faisait de l'oeil autant que je redoutais de le lire. Il faut dire que, connaissant Joseph depuis des années, me plonger dans son histoire personnelle me paraissait déplacé et, à vrai dire, assez dérangeant.
J'ai cependant bien fait de finalement me laisser tenter car ce récit, bien que reprenant les événements marquants de la guerre, se révèle finalement être bien différent de ce qu'on a l'habitude de lire.
Car nous allons suivre ici l'histoire d'un enfant qui a survécu, qui a eu "de la chance" face à l'horreur. Commençant avant la guerre à Paris, on va suivre avec le jeune Joseph le début des restrictions et de la haine envers les juifs. Puis, l'auteur nous entraîne dans son enfance passée quelque part en Corrèze où il fut protégé avec l'ensemble de sa famille.

Un témoignage "ordinaire"

Nombreux sont les témoignages sur l'horreur des camps et des rafles et c'est tant mieux mais ce livre est sans doute aussi important en ce qu'il présente une autre réalité de cette période : la réalité de ceux qui ont pu s'en sortir, de ceux qui ont su fuir quand il le fallait, qui ont eu de la chance par de multiples concours de circonstances.
Ainsi, on va découvrir ce que furent une enfance et une éducation à Paris dans les années 30 et la vision d'un enfant face à l'horreur qui est en marche. Mais une horreur masquée derrière les jeux et l'innocence, les premières amours et les premières bêtises.
Parce que la famille restera unie et ensemble, on va découvrir son quotidien est Corrèze et les gens qu'elle fréquentera, qui la protégera aussi parfois. Plus qu'un récit de guerre, ce récit est alors davantage un récit d'enfance épargnée et le fait est qu'en cela ce récit fait beaucoup de bien car s'il n'efface pas tous les récits horribles, il rappelle aussi qu'il y eu des histoires finissant un peu mieux.

Un témoignage aux souvenirs marquants de l'enfance

Alors oui, ce témoignage regorge de positif et permet un regard différent sur la guerre mais il présente aussi tous les souvenirs marquants de l'enfance de Joseph à l'âge où s'ancrent les premiers souvenirs dans la mémoire.
Peut-être est-ce d'ailleurs pour cela qu'il y a dans ce récit de nombreuses ellipses qui m'ont parfois un peu gênée car j'aurais aimé que certains événements et souvenirs soient davantage développés. C'est d'ailleurs peut-être là le seul point négatif que j'aurais à donner à ce texte, un manque de détails dû à une mémoire partielle.
De même, ce texte est marqué par la bonté et la haine ordinaires de gens ordinaires dans une époque révélant le meilleur et le pire de l'être humain : la justice du surveillant dont l'enfant avait peur, l'individualisme de la concierge qui pourtant paraissant gentille.
Alors bien que présenté sous la forme de récit, c'est bien une succession de puissants souvenirs que nous offre l'auteur qui, par sa plume, rend compte de son histoire.

Un témoignage fort et percutant pour permettre de voir la guerre autrement, à travers le regard d’un enfant qui a “eu de la chance” malgré son lot d'épreuves.

mardi 7 juillet 2026

The guilty mother - Diane Jeffrey


Les codes du thriller domestique revisités

Pour se résumer, peut-être devrait-on parler ici d'un roman qui mêle huis-clos familial et cold case autour d'un sujet particulièrement tragique : la mort de nourrissons. Un postulat de départ particulièrement lourd et qui ne peut laisser insensible.
Quand le roman commence, on découvre Mélissa, emprisonnée depuis 6 ans pour l'assassinat de son bébé mais une preuve selon laquelle la petite Ellie aurait succombé à la mort subite du nourrisson lance un procès en appel dont pourrait bien découler la libération de la jeune mère.

Autant dire que, dès les premières pages, tous les ingrédients sont donnés au lecteur qui se laisse embarquer au sein de cette famille recomposée qui, peu à peu, va se révéler de plus en plus malsaine sans qu'on ne parvienne à mettre le doigt dessus.
Des codes classiques, en somme, mais des codes avec lesquels l'autrice s'amuse pour nous perdre et le fait est que c'est diablement efficace !

Car l'autrice ne s'englue pas dans les stéréotypes ni dans le manichéisme. Dans ce roman, personne n'est totalement bon ni totalement mauvais. Chaque personne porte sa part d'ombre plus ou moins acceptée mais qui, tôt ou tard, aura sa part d'importance dans le roman même si le lecteur n'en a pas conscience sur le moment.
Chacun fait ce qu'il peut avec les cartes qu'il a et c'est surtout dans le regard des autres personnages que l'on parvient à se faire une idée globale de chacun.

L'intérêt du roman chorale et de la double temporalité

L'autrice joue avec les différents points de vue de ses personnages pour mieux nous perdre et mieux nous faire douter de chacun. A plusieurs reprises, on a le sentiment d'avoir tout compris et un rebondissement vient tout remettre en question... jusqu'à un final décapant que je n'avais au final pas du tout vu venir !

Dans un premier temps, on navigue entre présent et passé, entre l'enquête de Jon avec un point de vue journalistique intéressant et le journal de Mélissa dans lequel on cherche à percevoir des indices. Puis, s'intègre le point de vue de Kelly, la jeune stagiaire, qui se révèle beaucoup plus maline que ce qu'on pouvait percevoir dans les premières pages.
On suit donc l'enquête de Jon en même temps que le récit des souvenirs de Mélissa ce qui développe l'engouement pour l'intrigue et l'envie de tourner les pages pour toujours en savoir plus.

Ce mélange de points de vue et de temporalités renforce le doute et l'incompréhension car, on font, on se surprend à avoir de l'empathie pour chacun des personnages et surtout de Mélissa dont, pourtant, on doute de l'innocence ou de la culpabilité.
Et il faut bien s'avouer aussi que l'autrice sait terminer ses chapitres pour nous laisser une révélation en suspens pour nous rendre son intrigue encore plus addictive.

De la psychologie à la dénonciation d'un système judiciaire

Si l'intrigue reste relativement classique, la force de roman réside dans sa capacité à nous faire réfléchir sur la société et notamment sur la cause des femmes. Mélissa souffre de dépression post-partum. Autrement dit, après la naissance de ses jumelles, elle ne parvient pas à s'en occuper correctement et encore moins à prendre soin d'elle-même.
Dès lors, aux yeux du monde, elle devient coupable. Coupable de ne pas aimer ses enfants et delà il n'y a qu'un pas avant de l'accuser de meurtre sur ses bébés.

C'est avec beaucoup de justesse que l'autrice nous plonge dans les affres de cette dépression très spécifique et nous permet d'un peu mieux la comprendre. A l'image de Mélissa, il m'a même été difficile de m'attacher aux jumelles.
Mais si Mélissa est innocente, quelle est la cause de la mort des bébés ? Et comme un polar n'est pas un bon polar sans mise en abime, on va vite se rendre compte que l'enquête sur l'innocence de Mélissa va en réalité révéler des secrets peut-être encore plus sombres...

Un très bon thriller et premier roman que les amateurs devraient apprécier.

jeudi 23 avril 2026

Le 100e singe - Stéphane Lanos

6 mars 2025
628 pages

De l'ultra-réalisme à l'uchronie

Difficile d'envisager cet ouvrage comme un roman sur les 100 premières pages tant l'auteur s'applique à être au plus proche de notre politique contemporaine avec des personnages certes sous une force de fiction mais si proches de personnalités existantes qu'il est bien difficile de démêlé le vrai du faux, la part imaginée de la part "documentaire".
En cela, le début du roman est assez perturbant car la frontière entre réalisme et fiction est si mince que l'on a du mal à envisager le livre comme un roman et non comme une dénonciation politique et de l'avancée progressive de l'extrême-droite à la tête du pouvoir. Par ricochet, il est donc difficile d'entrer pleinement dans la fiction.
Et puis, l'auteur se confronte au genre complexe de l'uchronie dans une France où il n'y aura pas eu le COVID et où l'extrême-droite serait parvenue à Matignon. Il nous plonge alors dans une France de terreur où personne n'est à l'abris, où tout est fait pour protéger les intérêts du pouvoir en place et où les horreurs de la seconde guerre mondiale reviennent selon les moyens modernes.

La force du roman chorale

Plus de 600 pages sur une France en perdition et sur une politique aussi écoeurante qu'angoissante, cela aurait pu très vite devenir rébarbatif. Mais malgré quelques longueurs, l'auteur parvient à garder un rythme accrocheur grâce à une écriture chorale où non seulement le lecteur passe d'un point de vue à l'autre mais est aussi à une variété de styles d'écritures : points de vue interne ou externe, retranscription d'écoutes, forme théâtre avec les chroniqueurs...
Le lecteur est alors positionné au-dessus de tout ça et se retrouve malgré lui impliqué dans les mensonges de l'État, dans les magouilles diverses mais aussi dans le courage de ceux qui se battent pour tenter de sauver ce qui peut l'être. Se battent mais vont devoir aussi peu à peu faire face à leurs propres faiblesses et limites car nul n'est à l'abris d'aller trop loin ou de commettre des erreurs.
Alors que le lecteur comprend peu à peu les manipulation de l'état et le pouvoir de l'argent, il suit aussi une nouvelle forme de résistance mais qui avoue peu à peu ses limites...

Une intrigue pour prévention

Il ne faut tout de même pas s'y tromper, ce roman reste une fiction avec des rebondissements, des aspects polar et des personnages auxquels on s'attache. On y retrouve les ingrédients d'une bonne intrigue et l'auteur sait nous offrir une France et surtout un Lyon différents dans lesquels on se prend. Et si l'auteur use de sujets d'actualité poignants comme les catastrophes climatiques ou industrielles, on se rassure en refermant le roman de ne pas en être encore tout à fait là...
Pas tout à fait mais presque ! Et l'auteur use de sa plume pour mettre en garde le lecteur, le prévenir que le point de bascule est proche, que le monde tel que nous le connaissons pourrait changer bientôt, qu'il convient à chacun de prendre à garde à protéger ce qui peut encore l'être, les libertés individuelles et le vivre ensemble.

Un roman percutant et dérangeant donc on ne ressort pas indemne et où réalisme et fiction s'entremêlent pour nous mettre en garde sur ce que pourrait devenir la France.

dimanche 12 avril 2026

Livrévasion 2026, Arsac-en-Velay

Bonjour à tous,

Deux weekend deux ambiances... Après trois jours de folie aux Quais du Polar j'ai pu me rendre hier au salon plus cocooning d'Arsac-en-Velay, à quelques kilomètres du Puy.

J'avais déjà fait ce salon il y a pas mal d'années mais cela faisait un certain temps qu'il tombait en même temps que les QDP. Alors, forcément, le choix était vite fait !

Avec le décalage d'une semaine cette année, c'était l'occasion !

C'est à 12h30 que je rejoins donc Maria Mischitelli et Pierre Mazet à Saint-Etienne, direction la Haute-Loire où nous arrivons à 14h pour l'ouverture du salon.


Dans la salle des fêtes, tout est en place pour accueillir les auteurs dans les meilleures conditions et tout le monde s'installe...


Très vite, j'ai le plaisir à retrouver l'ambiance de ces petits salons à pouvoir discuter avec les copains et les copines auteurs et autrices. Il faut dire que, pour certains, on ne s'était pas vus depuis un certain temps...

La team De Borée
Avec Véronique Chauvy, Christian Vialle, Maurice Chalayer et Thierry Chevrier

La team Presses de la Cité
Avec Mireille Pluchard, Caroline Hussard, Isabelle Courteil, Florence Roche et la grande chef Clarisse Enaudeau

La team Caïman
Avec Maria Michitelli et Pierre Mazet accompagnés de Léane, stagiaire pour l'association "Les amis du Caïman"

À Arsac, les auteurs donnent de leur personne pour présenter leurs livres aux lecteurs venus faire le plein. Peu de monde mais des passionnés et ça fait plaisir à voir tout ce petit monde venu faire de belles découvertes ou retrouver leur auteur chouchou...



Et après avoir bien parlé, il est l'heure de signer. Remarquez comme tout le monde est bien concentré...

.   .   

Mais il est malheureusement déjà l'heure de partir et après un mini coup de stress pour attraper mon train au Puy, je m'écroule dans le train en attente d'une bonne nuit de sommeil.

Je ne peux cependant m'empêcher les Gorges de la Loire que suit le train pour retourner sur Saint-Etienne...

vendredi 10 avril 2026

Quais du polar 2026, une expérience PSH - Partie 3


Et voilà, nous sommes déjà à ce dernier jours de Quais du Polar... Le moment de tourner la page de des trois jours de folie et de pur bonheur avec, toujours, ce léger pincement au coeur nostalgique en attentant l'année prochaine. Je vous raconte ?

 Dimanche 05 avril

En ce dernier jour, Sonia et moi nous rendons directement à l'Hôtel de Ville où auront lieu nos conférences de la journée.

Il y a déjà clairement beaucoup de monde qui attend pour rentrer et je bénie une nouvelle fois mon accès prioritaire qui, en prime, me permet de m'assoir sur un muret en attendant que les portes s'ouvrent.

L'occasion aussi de constater une fois encore le comportement "des gens" entre ceux qui braillent pour rien et ceux qui trouvent logique d'être arrivés en dernier et de passer par la 2ème porte pour entrer avant tout le monde.
Une organisation peut-être à revoir pour éviter ce genre de soucis car il semble évident que, de nos jours, le respect ne fait plus partie du vocabulaire de beaucoup de monde...

Sonia et moi allons nous installer dans le salon Henri IV pour cette première conférence plus intimiste que prévue puisque Johanna Gustawsson et Thomas Enger n'ont malheureusement pas pu venir.


L'occasion de parler de ces lieux que l'on pense protecteurs mais qui, en réalité, se révèlent être le théâtre de l'horreur absolue qui provoque angoisses et malêtre.
Une chouette mise en lumière de cet aspect à la fois lieu commun et incontournable du polar.


Une rencontre riche où il a aussi été question de nature, d'animaux et de ce qui allège un peu le gore.


Intermède : dans les coulisses des Quais

Je profite de mon récit de ce 3ème jour pour mettre en lumière celles et ceux sans qui le festival ne pourrait pas avoir lieu : les interprètes. Ces gens qui traduisent en direct soit en français soit en anglais les propos des auteurs présents durant les conférences.

Marion Guérin et Emeline Revel

Coordonnés par Dawn Sheridan, l'équipe de traducteurs est au nombre 16 interprètes qui se partagent l'ensemble des conférences.
Un travail d'orfèvre pour être à la fois au plus proche du propos des auteurs tout en parvenant à traduire l'intraduisible et, parfois, en essayant d'entrer dans la tête des auteurs et des modérateurs pas toujours très clairs dans leurs propos.


Sonia ayant une rencontre prévue de son côté, c'est seule que je me suis rendue à cette conférence qui m'avait fait de l'oeil dans le programme.





Qui n'a jamais rêvé de se venger de quelqu'un qui lui avait fait du tort ? Ou qui n'a jamais commis une action poussant quelqu'un d'autre à se venger ? Cette fameuse loi du talion si tentante et, en même temps, si dangereuse...
Un puits sans fond d'inspiration pour des auteurs de thrillers qui poussent à son paroxysme se désir de vengeance jusqu'à commettre le pire.


Sentez-vous l'ambiance inspirée chez les auteurs ?



Cette conférence, nous ne l'avions pas prévue au départ mais Ingrid Desjours a su, la veille, me convaincre de m'y rendre. Et comme nous avions un créneau, nous ne nous sommes pas fait trop prier...


Un lieu commun du thriller quand l'angoisse se situe en huis-clos ou au coeur même de la famille quand les personnes les plus proches deviennent le danger. Un sous-genre qui fonctionne particulièrement bien avec moi et où les autrices ont avoué devoir sans cesse se renouveler pour ne pas tomber dans le cliché.


Cette fois encore nous avons la chance de rester dans la salle entre les deux conférences, l'occasion de prendre une photo du point de vue.

C'est déjà l'heure de la dernière conférence de cette édition mémorable des Quais du Polar avec un petit voyage en Asie.

Pour l'anecdote, Sonia et moi étions convaincue que nous allions assister à une rencontre avec les autrices coréennes invitées au festival.
Autant dire qu'elles étaient belles les coréennes quand nous les avons vu(e)s entrer dans la salle...

... et que le fou rire nous a pris au point de ne pas trop suivre le début de la rencontre.


Cette rencontre aura été l'occasion de comprendre un peu mieux comment des auteurs français peuvent parler de pays à l'autre bout du monde. Une conférence plus détendue pour terminer ce weekend sur une note moins formelle.

Un final au Palais de la Bourse

C'est là que Sonia et moi nous nous séparons, elle devant reprendre son train, moi ne pouvant pas partir avant de retourner voir les derniers auteurs manquant à mon planning et faire un dernier tour dans le cadre principal du festival.


Gilda Piersanti


Diane Jeffrey

Une "vraie" coréenne


La fin du festival, c'est aussi le moment du rangement et des cartons, un moment inévitable et pourtant tellement épuisant après trois jours de salon dans les pattes...

Remerciements

Et voilà, Quais du Polar c'est terminé et je ne peux fermer ce chapitre sans remercier tous ceux sans qui le festival ne pourrait pas exister : bénévoles, organisateurs, auteurs bien sûr, libraires, service sécurité, ingénieurs du son... pardon si j'en oublie.
Merci aussi à Fanny et l'équipe des gilets bleus gérant les PSH et PMR.

Et je remercie bien sûr aussi Sonia qui a joué le jeu de m'accompagner durant tout le festival, s'adaptant à mon rythme ce qui n'est pas toujours évident.